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GEL DES PERMIS MINIERS : DES DÉCISIONS POLITIQUES URGENTES À PRENDRE

Que le secteur minier devienne dans les prochaines années un moteur de développement revient à dire que  plusieurs industries minières seront en phase de commercialisation dans un futur très proche. Et pourtant, pour atteindre cette étape, un projet minier doit passer par une étude de faisabilité et une phase d’exploration qui consistent à identifier des sites où les minéraux sont réellement exploitables et comment les exploiter. Si le gisement est assez important pour prouver la rentabilité économique du projet et en justifier l’exploitation, le projet entre dans la phase de développement qui consiste à mettre en place les installations nécessaires à l’exploitation. C’est seulement par la suite que le projet entre en phase de production et de commercialisation.
La phase d’exploration dure en moyenne cinq à dix ans. Dans certains cas, cette période est largement plus longue. La phase de développement dure en moyenne trois ans. Ainsi, il faudrait à un projet minier environ huit à treize ans avant d’entrer en phase d’exploitation. Pour référence, il s’est écoulé 17 ans entre le début des travaux d’exploration de Phelps Dodge Madagascar SARL,ancien détenteur des permis d’Ambatovy et la première expédition de Nickel pour commercialisation.

Et pourtant, depuis 2010, le Gouvernement a bloqué le traitement et la délivrance des permis miniers. Ce blocage concerne non seulement les nouvelles demandes mais également les demandes de renouvellement, de cession et d’amodiation. Ce qui est sans fondement légal. A défaut de permis, les compagnies ne peuvent mener aucune activité d’exploration et il est impossible de lever des fonds sur le marché international pour financer les recherches.